vendredi 4 février 2011

Baudouin Loos, chantre de l'obscurantisme


Enflammé par les morts mais aussi l'espoir, le Maghreb est devenu le centre d'attention du monde depuis que la Tunisie réussit à éjecter son despote du pouvoir après des semaines de contestation. Devenu le phare des révolutions anti-autoritaires, la Tunisie lutte pour bâtir une démocratie. Avec une population très sécularisée, notamment grâce à l'élan de modernisation et de laïcisation entamé par Bourguiba, ce pays est en bonne passe de devenir la première démocratie arabe laïque. Mais en ces temps mouvementés où la lutte pour la démocratie se focalise contre le pouvoir autoritaire en place, un autre péril tout aussi antidémocratique se profile à l'horizon: celui de l'islamisme.

En effet, en Tunisie, le parti islamiste de Rached Ghannouchi veut participer à la démocratie dans le futur (ils ont néanmoins annulé leur participation aux prochaines élections). En Egypte, les Frères Musulmans sont omniprésents et très puissants. En Algérie, l'islamisme existe encore et surtout depuis l'amnistie accordé aux terroristes par Bouteflika. En revanche, il existe dans ces 3 pays des démocrates laïques qui luttent avec force et ferveur contre les ennemis de la démocratie, et ils savent tous que la pire des combinaisons possibles est l'alliance de la religion et de la politique, génératrice de totalitarisme, dont l'objectif est la soumission entière de la population à la loi islamique de la Charia, corpus juridique qui autorise la lapidation en cas d'adultère, condamne à mort l'homosexualité, l'apostasie et l'athéisme, et réduit la femme au statut de mineur incapable.

En Occident, de nombreux laïques militants des droits de l'Homme les soutiennent dans leur lutte difficile contre d'un côté les dictatures laïques, et de l'autre les obscurantistes intégristes. Il existe hélas de nombreux autres occidentaux qui, pour diverses raisons, se sont mis à oublier la dangerosité de fanatiques voués l'imposition de leur religion. Ces gens-là, sous prétexte de lutter contre le pouvoir en place, défendent l'extrême-droite religieuse de façon acharnée, publiant désinformations sur désinformations dans de nombreux journaux. Ils ont en outre regagné confiance en leurs thèses infâmes depuis l'abus de l'argument du combat contre l'islamisme par les dirigeants.

Cette note est destinée à l'un d'entre-eux, un belge, journaliste au journal Le Soir, qui articles après articles, montre une complaisance et une tendresse plus qu'intolérable envers l'islamisme.

Le Soir, officine du cléricalisme islamiste

Victimisation permanente, tolérance affichée et volonté de les faire passer pour des démocrates, tels sont les procédés que certains des journalistes de ce quotidien utilisent pour faire passer les islamistes pour tout sauf ce qu'ils sont: des fanatiques voués à l'instauration de la dictature théocratique, la soumission de la femme et l'éradication des homosexuels/mécréants/athées/... Les laïques qui combattent en Tunisie cette extrême-droite qui ne dit pas son nom, et les féministes en particulier, n'ont que très rarement la parole voire jamais! Relégués au rang d'acteurs secondaires, c'est tout juste si l'éminent "défenseur des droits de l'Homme" Baudouin Loos daigne leur accorder une ligne ou deux. D'ailleurs, la marche des femmes en Tunisie, fichue en l'air par des barbus aux yeux injectés de sang (1), n'aura même pas le privilège d'UNE SEULE LIGNE dans ce journal!

La complaisance ne s'arrête pas là, elle est visible aussi dans le choix des spécialistes que ce journal interviewe: tous ont toujours affiché leur haine et leur mépris de la laïcité. La liste parle d'elle-même: Olivier Roy, Vincent Geisser et François Burgat, la sainte trinité des islamogauchistes. Ce trio comique proche de Tariq Ramadan a toujours excusé voire légitimé les Frères Musulmans, confrérie qui a dévasté le monde musulman et fait échouer la réforme de l'Islam. Leur siège à l'UOIF (organisation qui revendique son appartenance aux Frères Musulmans et qui a pour très tolérant théologien de référence Youssef Al-Quaradawi, dont l'attachement à la démocratie ne fait aucun doute lorsqu'il exprime que "le seul dialogue possible avec les Juifs passe par le sabre et le fusil" et qui se demande si l'homosexuel passif doit être tué avant ou après l'actif. Les conférences y sont toujours organisées devant un parterre de femmes voilées majoritairement, toutes séparées des hommes dans la salle.) est encore chaud...(2) François Burgat, quant à lui, mérite de plus amples explications afin de comprendre l'indignation que suscite ce nom chez tous les démocrates laïques à travers le monde, et les Algériens en particulier. Pour cela, il faut faire une brève historique de l'Algérie dans les années 80/90.

Algérie : brève historique d'une décimation

En Algérie de 1988 à 2000, et plus particulièrement durant les années noires (1992-1996), les islamistes ont sévi de façon acharné avec le FIS (Front Islamique du Salut, fondé par Abassi Madani et Ali Benhadj), le GIA (groupe islamique armé, son bras armé jusqu'en 1995) et le FIDA (front islamique du djihad armé, bras armé du GIA, responsable des assassinats des intellectuels). Leur but était d'abolir la démocratie et d'instaurer la Charia pour tous ainsi qu'un Etat islamique. Ali Benhadj, Abassi Madani et Kamel Guemazi faisaient parties des chefs de ce mouvement ouvertement théocratique, et haranguaient les foules 3 à 4 fois par jour afin de convertir les gens à leur cause. Les prêches, très souvent politiques, appelaient au djihad comme « devoir religieux »et à la lutte pour l'Etat islamique. Les femmes étaient les premières victimes: dès les années 80, durant la montée de l'islamisme (provoquée entre autre par le gouvernement algérien qui laissa enseigner des professeurs égyptiens membre de la confrérie des Frères Musulmans, radicalisant toute une partie de la population et endoctrinant les enfants dès leur plus jeune âge), les femmes se feront vitrioler le visage à coup d'acide par des intégristes ne supportant pas leur tenue. Des musulmans commencent alors à comprendre l'importance de la lutte contre ces malades mentaux.

Fin années 80, le président Chadli, avec le numéro 2 du gouvernement Mouloud Amrouche, entamèrent des réformes afin d'aller vers plus de démocratie. Hélas, ils eurent la très mauvaise idée de laisser les islamistes du FIS participer aux élections. Hocine Aït Ahmed, fondateur du FFS (fondateur du front des forces socialistes), était d'accord avec eux, Saïd Saadi (fondateur du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie) non. En 1990, le FIS gagna les élections locales avec 54% des votes et la majorité des villes étaient entre leurs mains. Pour contrecarrer les plans des islamistes, le FLN (front de libération nationale, parti unique au pouvoir depuis l'indépendance) redessina les districts électoraux en leur défaveur. Cela provoquera des manifestations des islamistes la même année. Les dirigeants seront aussi arrêtés plus tard et mis en prison après la rédaction d'un plan en 22 points prônant la révolte et la guerre civile, mais le parti subsistera sous la direction de Abdelkader Hachani. Décembre 1991, le FIS remporte le premier round des élections parlementaires avec 48% des votes. La certitude de leur avènement au pouvoir força l'armée à stopper les élections, avec le soutien des démocrates laïques comme notamment Saïd Saadi et le journaliste Mohamed Sifaoui. Le président Chadli démissionne alors et Boudiaf le remplace jusqu'à sa mort une centaine de jours plus tard.

Pendant ce temps-là, Abdelkader Hachani fut aussi arrêté, et le FIS, dissout par l'Etat, continua à évoluer dirigé par Mohamed Saïd mais clandestinement. Durant la même période se forma le GIA, groupe islamique armé, fondé par des cadres du FIS avec la bénédiction de Benhadj et Madani. Ce groupe RAVAGERA l'Algérie de 1992 à 1996, posant des bombes dans tous les endroits où il y a foule, égorgeant les femmes ne portant pas le voile (surtout dans les villages qu'ils contrôlaient), violant ces dernières, pillant les habitants, etc... Tout ça avec l'approbation tacite du FIS, qui plus tard en 1994 s'unira officiellement avec le GIA (les dirigeants du FIS ne condamneront JAMAIS les actes du GIA, même après que ce dernier rompit l'union avec le FIS en 1995!)

Je me rappelle d'une petite fille expliquant comment elle entendit le râle de sa sœur se faisant égorger par un de ces barbares. Ces fous furieux allèrent jusqu'à tuer des femmes enceintes pour crucifier le fœtus ensuite! Durant toute cette période, des gens comme Zeroual, Aït Ahmed ou Chadli furent assez naïfs pour croire que "la démocratie convertira des islamistes au progrès". Aït Ahmed pensait même qu'il faudrait prendre parmi les islamistes "modérés" du FIS des gens susceptibles de "jouer le jeu de la démocratie"! Mais au même moment, un intellectuel français s'efforce sans relâche à défendre les islamistes, publiant in fine en 1995 une synthèse de ses arguments dans le livre « l'islamisme en face ». Ce chercheur s'appelle François Burgat.

François Burgat, avocat des égorgeurs

François Burgat est un politologue spécialiste du monde arabe, membre de l'Institut de recherche et d'études sur le monde arabe et musulman affilié au CNRS. Cet odieux personnage, proche du prédicateur Tariq Ramadan, n'a cessé de prendre le parti des islamistes durant toute sa carrière, affichant sa complaisance envers ce fascisme religieux au yeux du monde. En 1993, de son retour de la Conférence Populaire Arabe et Islamique, il ventera les vertus modératrices d'Hassan Al-Tourabi, celui qui instaura la Charia au Soudan. (3)

Au même moment où des femmes se faisaient violer, voire transformer en esclaves sexuels pour des groupes entiers de terroristes, où des hommes se faisaient assassiner, des fœtus crucifier et des bébés ENFOURNER, au même moment où l'Algérie subissait la période la plus sombre de son histoire, que les intellectuels mourraient sous les balles et les bombes des terroristes, voilà que François Burgat commet l'un des pires livres sur l'islamisme: « l'islamisme en face ». Véritable hymne à la gloire du FIS et de l'islamisme en général, François Burgat y dédouane ce parti théocrate de TOUTES velléités, y compris le terrorisme. Dans cet immonde ouvrage, ce dernier dénonce comme une propagande antidémocratique les « manipulations » médiatiques tendant à accréditer « son recours supposé à la violence ». Il fait endosser la  « (...) responsabilité massive, systématique de l'armée algérienne dans les massacres qu'elle a attribués aux islamistes ? ». Après quoi, il vante les mérites démocratiques du régime iranien : « Avec la victoire en Iran du président Khatami en 1997 et le renouvellement de sa majorité, la « dictature théocratique » fondée par Khomeyni a tout de même fini par déboucher - a-t-on jamais pris le temps de le remarquer ? - sur la toute première alternance politique sortie des urnes de cette région du monde, à des années-lumière de la pratique de tous ces généraux « modernistes » qui président aux destinées de l'Algérie, de l'Egypte ou de la Tunisie « laïque ». » (3)

Déplorant l'échec de l'instauration d'une dictature islamiste à la soudanaise en Algérie, il ira jusqu'à traiter de « laïco-éradicateurs » les démocrates laïques algériens et la majorité des organisations féministes, syndicales ainsi que des anciens résistants anti-colonialistes (4). Parmi le défilé d'imbécilités enfin, nous pouvons lire que : «l'islamisme est une régression féconde ». La haine de la raison, comme on le sait, a toujours été un bon moyen de viser le progrès... Tout ceci lui voudra d'être qualifié de "complice des égorgeurs" par le poète Rachid Boudjedra.

Baudouin Loos à la rescousse

C'est alors qu'entre en scène le journaliste Baudouin Loos. En 1995, Baudouin Loos publie un article sur le nouveau livre de François Burgat. Cet article est à afficher au panthéon des panégyriques indigestes. Pour vous donner une idée de l'incroyable niveau de foutaise de ce dernier, voici comment il qualifie l'idiot-utile Burgat dès les premiers mots du texte : « Iconoclaste, François Burgat ? Assurément ! Provocateur, dérangeant et... compétent aussi. » (5).

Baudouin Loos, ou la plume et le goupillon, défend le point de vue de ce livre avec brio, allant même jusqu'à imiter tel un singe savant le style de son maître, employant la même ponctuation qui consiste à enfermer tous les qualificatifs employés habituellement pour les intégristes entre des guillemets ironiques: « Cet ouvrage devrait être prescrit d'urgence aux innombrables adeptes - intellectuels compris - du manichéisme bon teint, ceux qui ne retiennent de la poussée islamiste que les caricatures «fascisme vert», «théocratisme (forcément) sanglant», «fanatisme religieux», etc. » (5).

Mieux encore, il va jusqu'à avaliser la grille d'analyse différentialiste du médiocre intellectuel : « une grille d'analyse «culturaliste» convaincante, qui - sans exclure les explications habituelles sur les «laissés-pour-compte du développement » - privilégie la volonté (ou le réflexe intuitif) des Arabes d'en revenir enfin aux référents de «leur» culture mise à mal par la colonisation. »(5) Le relativisme culturel, un racisme qui ne dit pas son nom. Pour le chargé des articles sur la Maghreb, les Arabes seraient donc voués à être soumis aux diktats de l'obscurantisme islamiste, parce que c'est « dans leur culture ». Absurdité totale, en plus d'enfermer les Arabes dans une identité fantasmée, il insinue que, selon lui, l'Islam serait le seul référent spirituel de « leur culture », nonobstant la présence de chrétiens ou de non-croyants au Maghreb.

Concernant les femmes, Loos se surpasse. Accréditant les thèses les plus farfelues du livre en question, il nous dit doctement : « Au passage, il étudie les rapports entre l'islamisme et les femmes, l'islamisme et la modernité, prodiguant des nuances bienvenues dans le paysage des clichés ambiants. ». Non non, l'islamisme n'est pas voué à être sexiste, les femmes défigurées par l'acide en Tunisie ou en Algérie ne sont en faite que des produits de notre imagination d'occidentaux néo-colonialistes. La nuance, cache-sexe de la complaisance, a bon dos lorsqu'il s'agit d'excuser une idéologie par essence anti-féministe et opposée à la notion même de raison.

Le « pourfendeur d'idées reçues » (sic) aura droit dans les années qui suivirent la publication de cet article à de nombreux entretiens, interviews et citations sur l'islamisme en général, évidemment toutes (ou presque) via ce même journaliste, pour qui le rejet des valeurs « occidentales » serait entre autre du à la déliquescence morale de notre société, et pour qui « En terre d'islam, personne n'est contre Dieu. » (6). Il aura même l'honneur de recevoir une seconde critique particulièrement élogieuse de la ré-édition de son livre ! (7) Et sans surprise, il sera sollicité pour discuter de l'islamisme en Tunisie...(8)

Notez au passage qu'en 1998, Baudouin Loos interviewa un membre du RCD algérien, parti démocrate laïque et anti-islamiste (9) . Une brève comparaison avec l'entretien qu'il accorda récemment au leader du parti islamiste tunisien Rached Ghannouchi (10) nous montre l'énorme différence de ton dès lors qu'il s'agit d'un démocrate laïque ou d'un partisan de l'instrumentalisation politique de la religion...

Le Soir, ou la désinformation régulière

Comment s'étonner dès lors avec pareilles sources et pareils journalistes que ce journal publie ad nauseam des articles complètement loufoques à propos d'intégristes? Prenons l'édition du 13 janvier 2011, l'on peut y lire dans un article que l'islamisme tunisien serait « l'un des plus tolérants de la région ». Tolérant dites-vous? Intéressant adjectif pour qualifier des fascistes. Encore plus intéressant quand on sait que le leader, à l'époque en exil, Rached Ghannouchi, aida à la rédaction de la plateforme électorale du FIS en 1990, et s'employa à trouver des fonds pour ce dernier chez les monarques du Golfe.... L'arrivée du fou de Dieu à l'aéroport tunisien a d'ailleurs permis à ses troupes de démontrer leur grande tolérance lorsque confrontés à des défenseurs de la laïcité: deux femmes en feront les frais, recevant une gifle chacune pour leur insoumission face à ces fous furieux, et d'autres hommes seront malmenés. Pas un mot bien évidemment dans ce journal. (11)

Même traitement pour la chaine Al-Jazeera, responsable de l'endoctrinement de millions de personnes à travers le monde. Kiesel Véronique, une autre journaliste visiblement acquise à la cause des fachos verts, nous dit dans un article récemment publié: « Cette chaîne joue pourtant un rôle essentiel dans la diffusion d’une information libre dans les pays arabes, avec un ton impertinent et incisif, à mille lieues du ronronnement des télés officielles. (...) Dans tous ces pays où l’information est censurée, Al-Jazira est en effet un courant d’air frais, une invitation à voir les choses différemment de la propagande officielle. » (12). En effet, cette chaine particulièrement libre a un ton très incisif, quand par exemple le Cheikh Al-Quaradawi mentionné au-dessus, qui y a sa propre émission, dit librement que Hitler est une des punitions divines qu'Allah a infligé aux Juifs pour leur corruption, et prône la polygamie.

En conclusion, j'aimerais dédier cet article à tous les maghrébins qui luttent avec opiniâtreté, parfois au prix de leur vie, contre l'islamisme. N'oublions pas que les premières victimes des islamistes sont bel et bien les musulmans épris de tolérance et de lumière. Un rappel que je me dois de faire en ces temps de haine et de rejet de ces derniers ici en Europe. Ce texte est un cri d'indignation, qui vient non seulement de ma tête mais aussi de mon cœur. Le journal Le Soir est le plus lu en Belgique, pareilles désinformation et défense de fascistes ne peuvent en aucun cas être acceptées alors que tant de gens le lisent. Jamais les femmes, les homosexuels, les mécréants et les blasphémateurs ne pourront vivre en paix tant que les islamistes existeront. C'est pour eux que je crie de toute mes forces, avec toute ma passion: VIVE LA DEMOCRATIE, et VIVE LA REPUBLIQUE LAÏQUE!!!


Sources:

(1) http://massir.blogs.psychologies.com/mon_massir/2011/01/la-marche-pour-les-femmes.html

(2) Voir:

http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2006/05/04/490-hani-ramadan-christine-boutin-vincent-geisser-lump-et-luoif-bras-dessus-bras-dessous-par-jeanne-bourdillon

http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2006/05/30/513-dossier-ayaan-hirsi-ali-caroline-fourest-eclipse-totalement-olivier-roy-a-arret-sur-images-par-jeanne-bourdillon

(3) http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2005/01/24/287-tariq-ramadan-et-francois-burgat

(4) http://mondialisme.org/IMG/article_PDF/article_a982.pdf

(5) http://archives.lesoir.be/l-islamisme-selon-francois-burgat_t-19950624-Z09PFN.html

(6) http://archives.lesoir.be/le-croissant-et-la-croix-l-islam-se-mefie-des-valeurs_t-19991124-Z0HJCV.html?queryand=%22fran%E7ois+burgat%22&firstHit=10&by=10&when=-1&sort=datedesc&pos=17&all=33&nav=1

(7) http://archives.lesoir.be/l-indispensable-le%E7on-de-choses-de-burgat_t-20080104-00EE9W.html?queryand=%22fran%E7ois+burgat%22&firstHit=0&by=10&when=-1&sort=datedesc&pos=5&all=33&nav=1

(8) http://archives.lesoir.be/ben-ali-a-echoue-a-semer-le-chaos-veronique-kiesel_t-20110117-017A0Y.html?queryand=%22fran%E7ois+burgat%22&firstHit=0&by=10&when=-1&sort=datedesc&pos=0&all=33&nav=1

(9)http://archives.lesoir.be/moumen-abib-sur-le-conflit-algerien-et-son-parti-le_t-19981029-Z0FYHQ.html?queryand=%22fran%E7ois+burgat%22&firstHit=10&by=10&when=-1&sort=datedesc&pos=19&all=33&nav=1

(10)http://archives.lesoir.be/ben-ali-pousse-vers-la-sortie-apres-plus-de-trente_t-20110114-0176Y9.html?queryand=ghannouchi&firstHit=50&by=10&when=-1&sort=datedesc&pos=56&all=90&nav=1

(11) http://www.facebook.com/note.php?note_id=10150173256983378&id=678470937&ref=mf

(12)http://archives.lesoir.be/al-jazira-fait-la-revolution_t-20110201-0182QR.html?query=al-jazira&firstHit=0&by=10&sort=datedesc&when=-1&queryor=al-jazira&pos=3&all=430&nav=1

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