vendredi 27 janvier 2012

Bougeons bougeons - Comptine de la gauche libérale


Oui bougeons bougeons,
Regarder en arrière nous éviterons,
Pour attraper le progrès,
Nous avancerons sans regrets.

Fous, conservateurs et réactionnaires,
Ceux qui à des acquis accrochés,
Combattent des réformes nécessaires
Et par là offensent la liberté.

Réformons réformons,
Soyons des histrions !
Pour qu'à tout jamais soient enterrés
Les fruits des luttes passées.*




*En l'honneur de Bruno Tobback, président du SP.A, pour qui le progressisme, "par définition", c'est "l'adaptation, être proactifs. Le progressiste a envie d'aller voir de l'autre côté de la colline. Le conservateur défend la forteresse, c'est tout."(1) Une si belle illustration du complexe d'Orphée(2), Tobback, allégorie du libéralisme de gauche, n'a pas besoin de Michéa pour être caricaturé, il s'assume tel qu'il est: un bourgeois cynique et qui est "d'autant plus dangereux dans son âpre colère, qu'il prend contre nous des armes qu'on révère". 


(1) http://archives.lesoir.be/gouvernement-le-president-du-sp.a-au-secours-de-di-rupo_t-20120126-01T115.html?query=bruno+tobback+&firstHit=0&by=10&sort=datedesc&when=-1&queryor=bruno+tobback+&pos=6&all=23570&nav=1

Les passages les plus intéressants parce que révélateurs sont à l'évidence ceux-ci:

"En tout cas [la sécurité sociale est] un héritage des années cinquante, quand les indépendants étaient vraiment des indépendants avec leur petite entreprise ; les ouvriers vraiment des ouvriers dans leur usine ; les fonctionnaires vraiment des fonctionnaires, avec petit salaire au départ, mais un emploi à vie, etc. Une autre époque. Pensez… Le divorce était interdit ! Il n’existait qu’en URSS ! Je veux dire par là qu’il est temps de faire bouger les choses en sécurité sociale aussi : les mondes des indépendants, des ouvriers, des fonctionnaires ont changé à tous points de vue : carrière, salaires, formes d’entreprises… Sommes-nous aveugles ? Veut-on tout perdre ? Non ? Alors, réformons !
(...)
Mais il ne s’agit pas de cela : le monde a changé, il faut changer. Je suis un homme de gauche, donc un progressiste, et par définition, le progressisme, c’est l’adaptation, être proactifs. Le progressiste a envie d’aller voir de l’autre côté de la colline. Le conservateur défend la forteresse, c’est tout."

A mettre à côté des propos récents du burlesque président de l'openVLD pour qui nier le fait qu'il faille avancer l'âge de la retraite c'est "nier l'existence du soleil" (sic).

(2)"Le complexe d'Orphée : la Gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès" de Jean-Claude Michéa, paru aux éditions Broché.

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