mardi 5 février 2013

Démophobie : une phobie pour les gouverner toutes

Un vrai chef
La publication des résultats d’un récent sondage commandé par Le Monde à IPSOS a été l’occasion pour tout l’establishment d’épancher ses craintes douloureuses et ses tristesses feintes sur l’avenir de la démocratie. En effet, cette étude hautement critiquable, loin d’aider à faire avancer une quelconque « science politique », aura surtout permis à toute une puissante cavalerie de médiocres médiacrates de redoubler d’efforts contre l’ennemi ultime en ces heures sombres : le populisme. Le populisme, voilà l’ennemi ! Traduction : le peuple, voilà la cible.

Un camarade rageux a déjà analysé en long et en large cette sornette de sondage. Nous nous devons néanmoins de revenir dessus, afin de tirer au clair quelques points supplémentaires. En effet, ce stupéfiant sondage, dont les résultats ont permis déjà à une multitude effarée de crier au loup, comporte de nombreux points noirs. Il est d’usage d’essayer, dans de telles situations, de rendre le questionnement le plus neutre et objectif possible. Base même de toute forme d’étude politique, un sondage se doit d’induire le moins possible une réponse souhaitée. La froideur méthodologique, la neutralité – impossible en réalité, mais néanmoins idéale – sont de rigueur en la matière. Il suffit pourtant de regarder quelques questions parmi celles qui composent cette vaste ode à la bêtise antiscientifique pour comprendre que les sondeurs n’ont même pas essayé.

La suite sur ragemag.fr.

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