jeudi 26 novembre 2015

Chronique de Kamasi Washington à l'Ancienne Belgique

 

Le lundi 16 novembre j'ai eu la chance de découvrir en laïve le concert de Kamashi Washington à l'Ancienne Belgique. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le gars envoie du bois ! Des rythmes tantôt soul, tantôt funk, avec en trame continue le jazz, dont on connaît les joies fusionnelles depuis les années 70. Mais Kamasi Washington, c'est avant tout un groupe, avec des individualités toutes aussi capables de se produire sans lui, toutes aussi indépendantes, et toutes ayant d'ailleurs récemment enregistré un album. Le maître d'oeuvre a donc pu laisser ce soir-là s'accomplir chacune d'entre elles, en prenant la distance du chef d'orchestre pour laisser ses acolytes briller à ses côtés.

Entre le contrebassiste qui s'est déchaîné en mélangeant son rap et son instrument, le pianiste dont les doigts fulminaient contre le clavier ou le daron de Washington venu pour l'occasion montrer que le vieux lion a encore quelque chose à dire à la jeune garde, la petite scène de l'AB a plongé une foule dans l'orgasme sonore. Appâtée, séduite, puis martelée crescendo pour être finalement achevée par des breaks explosifs, ceux qui ont pu écouter le gars en début ou en fin de soirée (il donnait deux concerts) en sont ressortis un peu abasourdis, les jambes flageolantes et les tympans qui en redemandaient. Une superbe découverte, dont le nouvel album « The Epic » est à redécouvrir (même si Washington en direct est bien plus intéressant que Washington en album).

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